ANALYSE DES DYNAMIQUES SOCIALES ET ÉCONOMIQUES POUR LA PRÉVENTION DE L’EXPANSION DES GROUPES EXTRÉMISTES VIOLENTS (GEV) DANS L’ESPACE COMOÉ
Cette étude portant sur l’Espace Comoé dans le Nord de la Côte d’Ivoire est inscrite dans une perspective sécuritaire et a pour objectif de comprendre les vulnérabilités et les fragilités potentiellement convertibles par les GEV.
Cette étude portant sur l’Espace Comoé dans le Nord de la Côte d’Ivoire est inscrite dans une perspective sécuritaire et procède à une double approche des dynamiques sociales qui y ont cours à travers (i) une lecture des interactions des populations entre elles qui soient porteuses de tensions et de conflits et (ii) une analyse des relations plus ou moins conflictuelles qu’entretiennent les communautés riveraines avec les aires protégées.
Engagée dans une optique de prévention des risques de radicalisation et de leur transformation, l’étude a pour objectif de comprendre les vulnérabilités et les fragilités potentiellement convertibles par les GEV, en vue d’une plus grande implantation dans l’Espace Comoé.
Pour répondre à cet objectif, il a été appliqué une approche reposant essentiellement sur une démarche alliant revue de la littérature et enquêtes de terrain organisées sur la base d’une matrice de collecte de données primaires. Cette matrice a été conçue à partir de cadres d’analyse des conflits et des vulnérabilités. Les enquêtes de terrain ont été effectuées dans 9 départements et sous-préfectures appartenant aux 3 régions qui entourent le Parc National de la Comoé : Le Bounkani, le Tchologo et le Hambol.
ÉTUDE DES DYNAMIQUES INDUITES PAR LA RÉOUVERTURE DES FRONTIÈRES
Etude des dynamiques induites par la réouverture des frontières de la Côte d’Ivoire après la Covid-19 et résilience communautaire à l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Nord de la Côte d’Ivoire.
Localités de Tengrela-Papara, Ouangolodougou et Doropo
Cette étude a pour objectif général de recueillir des données quantitatives et qualitatives permettant d’affiner la compréhension des risques et des opportunités liés à l’ouverture des frontières dans les localités de Tengrela-Papara, Ouangolodougou et Doropo. Cela en vue d’établir une base de référence qui permettra d’aider à une meilleure définition des mécanismes et des stratégies de communication visant à atténuer l’exacerbation des peurs potentiellement exploitables par les groupes d’extrémistes violents.
L’étude s’est donc appesantie sur les dynamiques induites par la réouverture des frontières terrestres ivoiriennes dans les localités du nord. Elle s’est appuyée d’une part sur une approche qualitative au moyen d’entretiens semi-structurés individuels, de discussions de groupe, d’observations directes et d’une analyse documentaire. D’autre part sur l’approche quantitative basée sur un échantillon raisonné. La combinaison de ces deux méthodes ont permis de réaliser l’autopsie des opportunités et des risques liés à la fermeture des frontières en lien avec la résilience contre l’extrémisme violent et d’analyser les dynamiques induites par la réouverture des frontières.
L’INDEX DE RESILIENCE A L’EXTREMISME VIOLENT (DRIVE)
L'Index révèle des dynamiques cruciales pour prévenir l'infiltration des groupes extrémistes violents en Côte d'Ivoire, en identifiant les leviers de résilience à renforcer au sein des communautés vulnérables.
Ce rapport présente l’Index de Résilience à l’Extrémisme Violent (DRIVE), un outil innovant conçu pour évaluer et renforcer la capacité des communautés ivoiriennes à résister à l’influence des groupes extrémistes violents (GEV). Dans un contexte où la menace de l’extrémisme violent s’intensifie, particulièrement dans les régions frontalières, l’index offre une analyse approfondie des facteurs de stress et des capacités de résilience des localités du nord de la Côte d’Ivoire.
Les principales conclusions du rapport soulignent que l’acceptabilité sociale des GEV est alimentée par un détachement croissant des institutions étatiques. Environ 15 % des répondants considèrent ces groupes comme des alternatives viables aux autorités locales, ce qui accentue leur influence. Le rapport met également en lumière des tensions intercommunautaires et des perceptions de marginalisation qui fragilisent la cohésion sociale.
Pour contrer cette dynamique, le rapport recommande de renforcer l’immunité sociale par des initiatives de développement communautaire, l’amélioration de la gouvernance locale et la promotion de l’égalité des genres. Des mécanismes de résolution pacifique des conflits et des programmes d’éducation sont essentiels pour établir des liens de confiance entre les citoyens et les forces de sécurité.
En somme, ce rapport constitue un appel à l’action pour les décideurs, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux, en fournissant des recommandations concrètes pour bâtir une résilience durable face à l’extrémisme violent en Côte d’Ivoire.
LA DYNAMIQUE “DOZO” EN LIEN AVEC LA COHÉSION SOCIALE DANS UN CONTEXTE DE RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE COMMUNAUTAIRE DANS LES LOCALITÉS FRONTALIÈRES DU NORD DE LA CÔTE D’IVOIRE
Cette étude offre une analyse des évolutions du dozoya dans les localités frontalières du nord de la Côte d’Ivoire et leurs implications sur le vivre-ensemble communautaire.
Spécificité des aires ethnolinguistiques mandingue et gur, et confinée principalement dans la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire, la confrérie dozo fait son irruption dans l’espace public dans les années 1990. Cette évolution coïncide avec la grave crise économique qui frappait de plein fouet le pays et dont l’une des conséquences est l’affaiblissement de l’offre sécuritaire étatique. Dans le même temps, la montée du grand banditisme dans les villes et les campagnes a entraîné un besoin croissant de sécurité chez les populations. Pour répondre à cette demande de sécurité, les dozos furent appelés à prêter mains fortes aux forces de défenses et de sécurité (FDS).
Depuis lors, la confrérie dozo ne s’est plus véritablement éloignée de l’espace public. Ainsi, dans les épisodes de violences politico-militaires survenus en Côte d’Ivoire, on retrouve les dozos soit comme agents de sécurité (en 1995, 1999 et en 2000) soit comme partie prenante aux confrontations politiques (de 2002 à 2011). Ces multiples implications au gré de la conjoncture socio-politique ont suscité progressivement de vives controverses autour du dozoya. Ces controverses sont alimentées par des accusations diverses : bras armé ou milice des leaders politiques nordistes, atteintes aux droits de l’homme, crimes contre l’humanité, etc. Au fil du temps, l’image positive du dozo, détenteur de pouvoirs magico-religieux et porteur de sécurité, s’est détériorée.
LES PEULS DANS LES ZONES FRONTALIERES DU NORD DE LA COTE D’IVOIRE
Ce rapport présente les résultats de l’étude comprendre la communauté peule, avec une perspective de genre et de jeunesse, dans les zones frontalières du nord de la Côte d’Ivoire.
Ce rapport présente les résultats de l’étude Comprendre la communauté peule, avec une perspective de genre et de jeunesse, dans les zones frontalières du nord de la Côte d’Ivoire (Understanding the Fulani community, with a gender and youth perspective, in the northern border areas of Côte d’Ivoire). Cette étude a été commanditée par Equal Access International (EAI), avec un financement de l’USAID, pour documenter les dynamiques à l’œuvre là où elle met en œuvre son projet Résilience pour la paix (R4P), depuis que la région est sous la menace des Organisations Extrémistes Violentes (OVE) . Les attentats de Grand-Bassam du 13 mars 2016, qui ont coûté la vie à seize personnes, ont représenté un déplacement dynamique de l’activité djihadiste du Sahel (Cline, 2023) vers les pays du Golfe de Guinée. En l’espace de 18 mois, de juin 2020 à mars 2022, les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) à Kafolo, Tougbo et Tehini, localités situées à la frontière avec le Burkina Faso, ont été la cible de plusieurs attaques terroristes, tuant seize soldats. Depuis, les FACI ont installé un grand camp à l’entrée de la ville de Tehini. Récemment, leur mode opératoire ayant évolué, les OEV ont eu recours à des engins explosifs improvisés (EEI) pour piéger certains itinéraires et ralentir la sécurisation de la zone. Il en est résulté une psychose dans la région, alimentée par des fausses nouvelles et des rumeurs, qui a affecté la tranquillité d’esprit de la population locale et entravé les activités socio-économiques. La perception du risque a entraîné d’importants déplacements de populations dans certaines localités du Tchologo et du Bounkani, et a cristallisé les suspicions entre communautés.
ANALYSE DES DYNAMIQUES INDUITES PAR LE FLUX DE POPULATIONS DEPLACEES
Les offensives lancées par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), dans le Sud et le Sud- Ouest du Burkina Faso contre les Groupes d’Extrémistes Violents (GEV) se sont multipliées depuis la fin de l’année 2022.
Les offensives lancées par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), dans le Sud et le Sud- Ouest du Burkina Faso contre les Groupes d’Extrémistes Violents (GEV) se sont multipliées depuis la fin de l’année 2022. En réponse, les attaques des GEV contre les positions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les populations civiles (qu’ils accusent de complicité) ont fortement détérioré la situation sécuritaire le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire. C’est ce climat d’insécurité qui a contraint de nombreuses populations à affluer vers les régions frontalières ivoiriennes. Selon les chiffres annoncés par le CNS de la Côte d’Ivoire, au début du mois de février 2023, près de 9 000 personnes auraient franchi la frontière pour trouver refuge dans les départements de Ouangolodougou, Kong, Téhini, Doropo et Bouna. A la fin du mois de juin 2023, le HCR estimait ce nombre de demandeurs d’asile à 264642. “The main reasons for the departure of asylum seekers from Burkina Faso and Mali are armed conflicts / generalized insecurity, threats, intimidation, and attacks by non-state armed groups in the villages.”
À ce jour, la situation présente des risques de conflits et de détérioration de la situation sécuritaire. Il y a plus particulièrement des risques liés à la cohabitation communautaire, qui est déjà fortement affectée par les luttes foncières et les crises, parfois violentes, autour de l’accès aux ressources naturelles. Dans la région du Bounkani, les demandeurs d’asile d’origine peulh arrivent avec d’importants cheptels de bœufs. Leur cohabitation avec les agriculteurs Lobi et les autres éleveurs commence déjà à générer des tensions et exacerber les ressentiments réciproques entre ces populations. Les communautés hôtes et les autorités administratives craignent que cette situation déclenche des conflits ouverts, avec des risques importants d’infiltration des GEV et le développement de trafics et activités illicites divers. Plusieurs dispositifs d’enregistrement des déplacés sont mis en place par les organisations internationales et le le Conseil National de Sécurité (CNS) afin d’assurer un meilleur contrôle des personnes, de réduire les risques d’infiltration et de proposer des réponses adaptées à leurs besoins et à ceux des communautés hôtes. Toutefois, ces dispositifs et la communication officielle autour de la présence des déplacés semblent ne pas atténuer les inquiétudes multiformes, amplifiées par des rumeurs, dans les localités d’accueil.
Afin de comprendre les risques de conflits et de favoriser une meilleure intégration des populations déplacées dans les communautés d’accueil, ce travail de recherche a documenté les risques perçus et/ou manifestes et les solutions envisageables. Ce travail s’est concentré sur les départements de Bouna, Doropo, Téhini et Kong.
ETUDES SUR LES SIGNES AVANT-COUREURS DE L’EXTREMISME VIOLENT
Tout en s’inscrivant dans une perspective historique structurée autour des témoignages et récits des communautés, cette étude vise à identifier, les signes avant-coureurs d’attaques dans les localités.
« C’EST NOUS QU’ON APPELLE LES DJIHADISTES » Étude sur les signes avant-coureurs de l’extrémisme violent dans les régions frontalières du nord de la Côte d’Ivoire
Tout en s’inscrivant dans une perspective historique structurée autour des témoignages et récits des communautés, cette étude vise à identifier, les signes avant-coureurs d’attaques dans les localités ayant ou ayant eu en leur sein des groupes extrémistes violents (GEV) actifs. Et ce, en vue d’en avoir une compréhension fine pour guider stratégiquement les interventions de l’État et du Projet Résilience pour la Paix (R4P), notamment à travers la surveillance de la manifestation ou non desdits signes précoces dans les autres communautés/localités et prendre à temps les mesures idoines.
Cette étude a consisté en des enquêtes qualitatives faites d’entretiens individuels et de focus group avec les communautés et autres acteurs locaux à Téhini, Zèpou, Tougbo, Môrô-Môrô, Bolé (région du Bounkani) et Kafolo (région du Tchologo), des localités du nord ivoirien frontalières au Burkina Faso. Les enquêtes ont été menées du 27 septembre au 7 octobre 2022.
RISQUES ET OPPORTUNITES LIES A LA GESTION DE L’ORPALLAIGE ILLEGAL
Cette étude fournit des informations aux décideurs politiques qui cherchent à comprendre et à atténuer les risques liés aux droits de l’homme et à la sécurité dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or (ASGM) en Côte d’Ivoire.
Cette étude fournit des informations aux décideurs politiques qui cherchent à comprendre et à atténuer les
risques liés aux droits de l’homme et à la sécurité dans l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or (ASGM) en Côte d’Ivoire. Les principales conclusions et recommandations précèdent le rapport principal, fourni par le projet Resilience for Peace, financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), qui vise à renforcer la résilience des communautés contre l’extrémisme violent dans le nord de la Côte d’Ivoire.
ANALYSE DE L’ECONOMIE POLITIQUE (AEP) DE LA GOUVERNANCE LOCALE
Dans le cadre du projet Résilience pour la Paix (R4P), la Cellule d’analyse de la politique économique du CIRES (CAPEC) a été sélectionnée, par Equal Access International (EAI) pour réaliser deux études dans les zones frontalières du nord.
Ce résumé d'étude est rendu possible grâce au soutien généreux du peuple américain par le biais de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Dans le cadre du projet Résilience pour la Paix (R4P), la Cellule d’analyse de la politique économique du CIRES (CAPEC) a été sélectionnée, par Equal Access International (EAI) pour réaliser deux études dans les zones frontalières du nord : (1) analyse de l’économie politique (AEP) de la gouvernance locale et (2) analyse de l’économie politique du contexte sécuritaire au nord et sa gestion par les institutions nationales de sécurité.
Le présent rapport sur l’AEP de la gouvernance locale a pour objectif général de comprendre et cartographier les dynamiques de pouvoir de la gouvernance locale, plus précisément cartographier les institutions et les réseaux des acteurs étatiques locaux et décentralisés ainsi que leurs interactions, décrire les systèmes informels et formels qui favorisent ou entravent le système de gouvernance de suivre les cadres juridiques établies, comprendre les interactions de la gouvernance communautaire et coutumière avec le système étatique et les effets habilitants et inhibiteurs, et identifier les décideurs et « spoilers » formels et informels dans une gouvernance locale efficace dans ses diverses dimensions telles que les ressources financières, l’influence politique et la communication.
SIGNAUX D’ALERTE PRECOCE DE L’EXTREMISME VIOLENT
Le projet USAID Résilience pour la Paix (R4P) a entrepris dans le nord de la Côte d'Ivoire une étude afin de mieux comprendre les points de vue sur l'extrémisme violent et les stratégies de résilience dans les régions frontalières.
Le projet USAID Résilience pour la Paix (R4P) a entrepris dans le nord de la Côte d’Ivoire une étude afin de mieux comprendre les points de vue sur l’extrémisme violent et les stratégies de résilience dans les régions frontalières. L’enquête a exploré les points de vue sur les conditions socio-économiques et la gouvernance, la situation sécuritaire et la prestation de services, ainsi que les atouts de la résilience. En outre, l’exercice comprenait une série de questions visant à saisir les signaux d’alerte précoce (SAP), qui sont utilisés comme une mesure pour évaluer le potentiel de déclenchement de la violence et des conflits. Si la Côte d’Ivoire n’a pas connu le même niveau d’activité extrémiste violente que ses voisins, le Burkina Faso ou le Mali, le pays est néanmoins vulnérable, en particulier la région du nord. Le Bounkani (Nassian, Doropo, Téhini), le Tchologo (Diawala, Ouangolodougou, Larelaba), le Poro (M’Bengué) et la Bagoué ( Tengrela), situés le long des frontières communes de la Côte d’Ivoire avec le Mali et le Burkina Faso, ne sont pas seulement géographiquement proches des troubles mais ces régions sont économiquement marginalisées, confrontées à de grandes disparités de revenus et à une offre de services gouvernementaux limités.
Les signaux d’alerte précoce sont essentiels pour évaluer les conditions politiques, économiques et sociales qui contribuent à la vulnérabilité aux conflits, à la violence extrémiste et à d’autres formes d’instabilité. Les signaux d’alerte précoce permettent de développer des stratégies de résilience qui peuvent aider les communautés à s’adapter, à atténuer ou à prévenir les conflits et la violence. Ils sont explorés en Côte d’Ivoire, dans le but de suivre les indicateurs de signaux dans le temps.
ETUDE DE L’ECOSYSTEME DE COMMUNICATION
L’étude a cherché à comprendre l’écosystème d’information des communautés vivantes dans les régions frontalières y compris l’identification des particularités liées aux femmes et aux jeunes afin de développer une stratégie de communication.
L’étude sur l’écosystème de communication dans les régions frontalières Nord de la Côte d’Ivoire, commanditée par Equal Access International, s’est déroulée dans les régions de la Bagoué (Tengréla), du Bounkani (Bouna, Doropo), du Folon (Kimbirila- Nord/Goueya), du Poro (Korhogo), des Savanes (Sikolo) et du Tchologo (Kong, Ouangolodougou).
Pour cette étude, une approche mixte, qualitative et quantitative, a été adoptée. L’approche qualitative a consisté à mener neuf (9) entretiens semi-structurés avec les leaders communautaires et à réaliser dix (10) focus group avec les femmes et les jeunes. L’approche quantitative a utilisé l’interview face à face avec questionnaire. 1083 personnes, tirées dans les ménages des villes et villages cibles de l’étude ont été interrogées.
ANALYSE DE L’ECONOMIE POLITIQUE (AEP) DE LA GOUVERNANCE SECURITAIRE
L’AEP de la gouvernance locale a pour objectif général de comprendre et cartographier la dynamique du pouvoir de la gouvernance locale de la sécurité et identifier les décideurs formels et informels.
Ce résumé d'étude est rendu possible grâce au soutien généreux du peuple américain par le biais de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Le présent rapport sur l’AEP de la gouvernance locale a pour objectif général de Comprendre et cartographier la dynamique du pouvoir de la gouvernance locale de la sécurité. Plus précisément, il s’agit de cartographier les systèmes étatiques nationaux et locaux mandatés de la gouvernance de la sécurité, décrire les systèmes informels et communautaires qui soutiennent ou contrecarrent le bon fonctionnement des systèmes de gouvernance de la sécurité de l’État sur le terrain, et identifier les décideurs formels et informels et les « spoilers » dans une gouvernance efficace de la sécurité dans ses diverses dimensions telles que les ressources financières, le comportement des forces de sécurité, l’influence politique et la communication.
L’étude a recours à la revue documentaire et à la collecte de données qualitatives par le biais de 160 entretiens et 37 discussions de groupe menées auprès de 407 individus. La triangulation des informations collectées a permis de se prononcer sur l’Etat de la gouvernance sécuritaire en lien avec la relation civilo-militaire. Les résultats de la recherche doivent être interprétés en gardant à l’esprit qu’il n’a pas été possible d’obtenir certaines données permettant d’apprécier l’étendue des actions (effectifs, stratégie sécuritaire). Également, il a été difficile de rencontrer les troupes déployées par endroit, pour des raisons d’autorisation de la hiérarchie.
SECURITE ET RESILIENCE : PERCEPTIONS ET EXPERIENCES
Autrefois épargnée par les attaques des groupes extrémistes armés , la Côte d'Ivoire rejoint aujourd'hui d'autres pays d'Afrique de l'Ouest pour faire face au défi de l'extrémisme et d'autres formes de violence perpétrées par des groupes armés
Ce résumé d'étude est rendu possible grâce au soutien généreux du peuple américain par le biais de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID)
Autrefois épargnée par les attaques des groupes extrémistes armés du Sahel, la Côte d’Ivoire rejoint aujourd’hui d’autres pays d’Afrique de l’Ouest pour faire face au défi de l’extrémisme et d’autres formes de violence perpétrées par des groupes armés et des acteurs criminels opérant depuis le Burkina Faso et le Mali voisins. Au cours des deux dernières années, les militants armés ont étendu leur champ d’action en Côte d’Ivoire, alors que les activités de percée du Burkina Faso et du Mali s’étendent à la région nord du pays – une zone caractérisée par une fragilité économique, sociale et politique. La violence en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest côtière est apparue comme une question de plus en plus préoccupante, car les attaques armées sont en hausse depuis 2016, ce qui présente des défis pour la paix, la sécurité et la stabilité.
Avec ces questions à l’esprit, le projet USAID Résilience pour la Paix (R4P) a mis en œuvre une enquête dans le nord de la Côte d’Ivoire pour explorer les points de vue sur les conditions socio-économiques et la gouvernance, la situation et les services de sécurité, et les atouts de la résilience. Les résultats de l’enquête actuelle constituent des mesures de référence que l’équipe R4P suivra au cours de chaque enquête afin de suivre les changements au fil du temps.
ANALYSE SYSTEMATIQUE DES DYNAMIQUES DE VULNERABILITE ET DE RESILIENCE EN LIEN AVEC L’EXTREMISME VIOLENT
Dans le cadre de son appui à la mise en œuvre du projet R4P, l’équipe d’Indigo Côte d’Ivoire a réalisé au cours de l’année 1, d’août à décembre 2021, des processus de recherche continue sur les dynamiques de vulnérabilités et de résilience.
Ce résumé d'étude est rendu possible grâce au soutien généreux du peuple américain par le biais de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID)
Dans le cadre de son appui à la mise en œuvre du projet Résilience pour la Paix (R4P), l’équipe d’Indigo Côte d’Ivoire a réalisé au cours de l’année 1, d’août à décembre 2021, des processus de recherche continue sur les dynamiques de vulnérabilités et de résilience. Ces processus de recherche se sont déroulés dans les différentes localités d’intervention du projet que sont Bouna, Doropo et Téhini dans les régions du Bounkani ; Kong et Sikolo dans la région du Tchologo ; Tengréla, dans la région de la Bagoué et Kimbirila-Nord, Tienko et Gouéya dans la région du Folon. Les données collectées ont fait l’objet de rapports d’analyse par zone.
L’EMPREINTE NUMERIQUE DE L’EXTREMISME VIOLENT
Moonshot a analysé l’empreinte numérique de l'extrémisme violent en Côte d’Ivoire et ce rapport donne un aperçu des récits et discussions en ligne liés à l'extrémisme violent sur Chirpwire, Facebook, Hoop Messenger, Telegram et Google Search.
Entre mars et octobre 2022, Moonshot a analysé les principaux récits et discussions liés à l’extrémisme violent, et la mésinformation et désinformation (més/désinformation) connexe, concernant la Côte d’Ivoire sur des plateformes digitales spécifiques telles que : Chirpwire, Facebook, Hoop Messenger, Telegram et Google Search. Nous avons examiné les pages, les groupes, les canaux, et les données de recherche accessibles au public. Nous n’avons pas évalué les réseaux et plateformes fermés ou privés.
Notre enquête n’a pas identifié de communications ou d’activités extrémistes violentes en ligne en Côte d’Ivoire dans les pages et groupes publics, et dans les canaux de messagerie cryptés monitorés au cours de la période de recherche. Cependant, des groupes salafistes-djihadistes sont présents et actifs en ligne et hors ligne dans les pays voisins, et le programme hors ligne d’EAI a identifié l’émergence d’activités extrémistes violentes dans le nord de la Côte d’Ivoire. Ainsi, il est important de continuer de prioriser le nord de la Côte d’Ivoire pour la mise en place de programmes de P/CVE, et de suivre de près les discussions en ligne sur l’extrémisme violent dans le pays afin d’identifier d’éventuels signes de risque et vulnérabilité à l’extrémisme violent, ainsi que des facteurs de résilience locale.
COMPRENDRE LES LIENS EXTREMISME VIOLENT (EV) ET ACTIVITES ILLICITES DANS LA REGION DU FOLON
Ce rapport vise à générer des données empiriques dans le but de mieux appréhender les liens entre activités illicites et extrémisme violent dans la région Folon.
Ce rapport présente les résultats de l’étude , « Comprendre les liens entre extrémisme violent (EV) et activités illicites dans la région du Folon en Côte d’Ivoire », vise à générer des données empiriques dans le but de mieux appréhender les liens entre activités illicites et extrémisme violent dans la région Folon ; notamment alimenter les processus décisionnels et d’élaboration des initiatives de renforcement de la résilience communautaire à l’EV et comprendre les stratégies de mobilisation de ressources financières, opérationnelles, logistiques et humaines mises en œuvre par les groupes extrémistes violents (GEV) dans le Folon, à partir ou en direction du Folon. Elle a été menée sur la base d’une recherche qualitative avec une diversité d’outils et de méthodes. La collecte de données a été menée dans 12 localités de la région du Folon.
PRESENTATIONS DES RECHERCHES DU SOMMET ANNUEL D’APPRENTISSAGE 2023
Liste des présentations des recherches du sommet annuel d’apprentissage 2023